Notes

1Beijing Dongba wenhua yishu fazhan cujin hui 北京东巴文化艺术发展促进会.

2En français ou en anglais, les Dongba sont souvent qualifiés de « prêtres », « chamanes » ou « prêtres chamanes ». Mais il ne s’agit pas à proprement parler de prêtres, car la religion dongba n’a pas d’église formelle, composée de prêtres, de moines ou de temples. Ce ne sont pas non plus véritablement des chamanes, mais davantage des « spécialistes des rituels ». À l’origine, il existait deux sortes de spécialistes religieux : les chamanes, nommés « llubhu », et les Dongba.  Les « llubhu » étaient chargés d’entrer en transe afin de communiquer avec les esprits de la nature et des ancêtres. Une fois la volonté des esprits connus, le Dongba était chargé de conduire les rituels attendus, à l’aide de ses livres. Le rôle des « llubhu » a toujours été moins important que celui des Dongba, et ils semblent avoir aujourd’hui disparu, certains Dongba jouant parfois le double rôle de chamane et de spécialiste rituel.

3Sur les notions de « culture naxi » et de « culture dongba », voir l’intéressante introduction d’Emmanuelle Laurent dans son mémoire « La culture naxi entre tradition et modernité », soutenu en septembre 2015, pp. 11-16

4La BULAC en possède quatre exemplaires : MS.CHI.NAXI.1, MS.CHI.NAXI.2, MS.CHI.NAXI.5 et MS.CHI.NAXI.22. Le MS.CHI.NAXI.5 est en réalité un texte d’enseignement de l’écriture, listant les correspondances entre caractères « geba » et pictogrammes « dongba ».

5La liste des nationalités chinoises est disponible sur ce site

6La nomenclature des langues naxi, aujourd’hui désignées sous la terminaison « langues naïques » a fait débat. Si l’on s’accorde sur leur rattachement aux langues tibéto-birmanes, diverses hypothèses ont été émises sur le sous-groupe dont elles relèvent : langues lolo-birmanes pour certains, qianguiques pour d’autres. La classification de G. Jacques et A. Michaud (2011) les rattachent au groupe des langues na-qianguiques et regroupe, sous la terminaison « langues naïques », l’ensemble des langues et dialectes autrefois divisés en dialectes occidentaux et dialectes orientaux de la langue naxi. Voir à ce sujet le pre-print de la notice rédigée par Alexis Michaud, He Limin et Zhong Yaoping pour l’encyclopédie des langues chinoises récemment éditée par Brill : « Encyclopedia of Chinese Languages and Linguistics » (2015). En ligne : http://hal.archives-ouvertes.fr/halshs-00793649v1 [consulté le 27/10/2015] 

7 世界记忆遗产”东巴经典传承体系数字化国际共享平台建设研究 (National Social Science Foundation Key Project Approval No.: 12&ZD234.)